Agence de presse internationale AhlulBayt (ABNA) : Tucker Carlson, figure emblématique du conservatisme américain et ancien animateur vedette de Fox News, a provoqué une onde de choc dans le paysage politique américain en reconnaissant publiquement ses erreurs passées concernant l'Islam et les musulmans. Dans une interview accordée à Sky News, il a déclaré : « Pendant des années, j'ai répété dans mes émissions que le problème, c'était l'Islam, que les musulmans étaient le problème, qu'ils voulaient tous nous tuer. J'étais hystérique et j'y croyais. Maintenant, je sais que ce n'est pas vrai et que rien de tout cela n'était exact. »
Ces aveux, rapportés par le magazine Newsweek, surviennent après une série de changements politiques majeurs chez Carlson. En 2026, il a annoncé la fin de son soutien à Donald Trump, s'est excusé d'avoir « égaré les Américains » dans son précédent soutien au président, et a quitté le Parti républicain. Ce revirement intervient après des années de critiques de la part d'organisations de défense des droits civiques, dont le Council on American-Islamic Relations (CAIR), qui l'avaient accusé de promouvoir des discours islamophobes, anti-immigrés et alignés sur des idéologies suprémacistes.
Une évolution vers une critique ouverte du régime sioniste
La transformation de Carlson ne se limite pas à sa vision de l'Islam. Il a également modifié son discours concernant le régime sioniste, qu'il critique désormais ouvertement. Interrogé sur ses positions, il a déclaré : « L'Israël que j'ai visité il y a des décennies ne ressemble en rien à l'Israël d'aujourd'hui. Il a complètement changé, et j'en suis profondément désolé. »
Selon Newsweek, cette évolution a été mal accueillie par certains cercles pro-sionistes. L'Anti-Defamation League (ADL) a accusé Carlson de promouvoir des théories du complot antisémites, en particulier après qu'il a invité Nick Fuentes, un activiste nationaliste blanc qui a nié l'Holocauste. Carlson a fermement rejeté ces accusations, précisant que ses critiques visaient les politiques du gouvernement sioniste, qu'il juge contraires aux intérêts américains, et non la religion ou l'ethnie juive.
Un contexte de changement dans l'opinion publique américaine
Les revirements de Carlson s'inscrivent dans une tendance plus large de transformation de l'opinion publique américaine. Selon l'Indice national de l'islamophobie, l'acceptation des stéréotypes négatifs envers les musulmans a augmenté entre 2022 et 2025, mais un clivage partisan persiste : 82 % des démocrates ont une opinion positive des musulmans, contre seulement 43 % des républicains.
Parallèlement, le soutien au régime sioniste a connu une baisse significative. Un sondage du Pew Research Center réalisé en mars 2026 indique que 60 % des Américains ont une opinion négative du régime sioniste. De plus, pour la première fois depuis 2001, les données du Gallup Institute montrent que l'empathie des Américains envers les sionistes n'est plus supérieure à celle qu'ils ressentent envers les Palestiniens, un indicateur majeur d'un changement profond dans la perception publique aux États-Unis.
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